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Le coefficient de réduction-majoration expliqué simplement

6 min

Illustration : Le coefficient de réduction-majoration expliqué simplement

En bref

Le coefficient de réduction-majoration (CRM), expliqué simplement, démarre à 1 et évolue de -5 % par an sans sinistre ou +25 % par sinistre responsable, entre un plancher de 0,50 et un plafond de 3,50.

Qu'est-ce que le coefficient de réduction-majoration (CRM) ?

Le coefficient de réduction-majoration, ou CRM, est le nom technique du mécanisme que l'on appelle couramment « bonus-malus ». Pour l'expliquer simplement : c'est un chiffre qui multiplie la prime de référence fixée par votre assureur, et qui évolue chaque année selon votre conduite. Plus il est bas, plus votre cotisation est réduite ; plus il est élevé, plus elle est majorée. Ce coefficient est recalculé à chaque échéance annuelle de votre contrat, en fonction des sinistres responsables que vous avez — ou non — déclarés au cours de l'année écoulée.

À la souscription de votre tout premier contrat auto, « le coefficient d'origine est de 1 », selon la clause type annexée à l'article A121-1 du Code des assurances. Ce « 1 » est le point de départ neutre : ni bonus, ni malus. Tout l'enjeu du CRM est ensuite de comprendre comment ce chiffre évolue, à la hausse comme à la baisse, selon votre conduite.

Comment le coefficient évolue-t-il chaque année ?

Le principe est simple à formuler, même si son application précise mérite quelques explications.

  • Sans sinistre responsable : le coefficient appliqué à l'échéance précédente est réduit de 5 %. C'est le mécanisme du bonus.
  • Avec un sinistre responsable : le coefficient est majoré de 25 %. C'est le malus.
  • Avec un sinistre partiellement responsable : la majoration est réduite de moitié, soit une hausse d'environ 12,5 % au lieu de 25 %.
  • Plusieurs sinistres la même année : les majorations se cumulent, ce qui peut faire grimper le coefficient plus rapidement qu'on ne l'imagine.

Ces règles sont fixées par la clause type annexée à l'article A121-1 du Code des assurances et confirmées par la fiche officielle sur le bonus-malus. Si vous voulez voir ce calcul appliqué à des cas concrets, notre article dédié présente le calcul du bonus-malus avec des exemples concrets.

Quelles sont les limites, en haut et en bas de l'échelle ?

Le CRM n'évolue pas indéfiniment dans un sens ou dans l'autre : deux bornes légales encadrent le dispositif.

  • Le bonus maximal : le coefficient ne peut jamais descendre sous 0,50, soit une réduction de 50 % par rapport à la prime de référence. Il faut plusieurs années consécutives sans sinistre pour s'en approcher.
  • Le malus maximal : à l'inverse, le coefficient ne peut jamais dépasser 3,50, quel que soit le nombre de sinistres responsables cumulés sur une même période.

Autre règle utile à connaître : après deux années consécutives sans sinistre, le coefficient applicable ne peut pas être supérieur à 1 — même si votre historique antérieur était défavorable. C'est une forme de « remise à plat » partielle qui profite aux conducteurs qui redressent durablement leur conduite. Ces deux bornes et cette règle de plafonnement figurent dans l'annexe de l'article A121-1.

Le CRM s'applique-t-il à tous les véhicules ?

Non, et c'est un point souvent mal connu. Sauf convention contraire prévue au contrat, la clause bonus-malus ne s'applique PAS à certains véhicules : cyclomoteurs, motocyclettes légères, quadricycles légers à moteur (les voitures sans permis), véhicules de collection, engins spéciaux, ainsi que le matériel agricole et de travaux publics. Cette exclusion est prévue par l'article A121-1 du Code des assurances lui-même, dans son champ d'application.

Concrètement, si vous conduisez une voiturette, inutile de chercher votre coefficient bonus-malus sur votre avis d'échéance : le mécanisme ne s'y applique pas de la même façon. Nous détaillons les règles propres à ce type de véhicule dans notre article sur l'assurance obligatoire pour une voiture sans permis.

Le coefficient suit-il le conducteur ou le véhicule ?

Le CRM est attaché au conducteur, pas à la voiture. Si vous changez de véhicule ou si vous achetez un véhicule supplémentaire, votre coefficient acquis vous suit automatiquement — vous ne repartez pas de zéro. C'est également ce coefficient qui est transmis d'un assureur à l'autre lorsque vous changez de compagnie, via le relevé d'information que votre ancien assureur est tenu de vous fournir. Ce document, dont un modèle officiel est disponible via le modèle de relevé d'information de l'INC, doit être conforme au format défini par la réglementation européenne en vigueur.

Ne confondez pas ce relevé d'information avec le fichier des résiliations automobile tenu par l'Agira : ce second fichier recense spécifiquement les résiliations de contrats (après sinistre, pour non-paiement, etc.) et obéit à des durées de conservation propres, décrites sur le site de l'Agira dédié aux résiliations. Si vous changez d'assurance après une résiliation, ce sujet est approfondi dans notre guide sur la réassurance après une résiliation par l'assureur.

Pourquoi un sinistre a-t-il un impact différent selon les profils ?

Le calcul du coefficient est identique pour tous : +25 % par sinistre responsable, -5 % par année sans sinistre. Mais son impact réel sur la prime varie selon votre situation de départ.

  • Un conducteur déjà en bonus profond (coefficient proche de 0,50) verra son coefficient remonter en valeur absolue, mais repart souvent d'une prime de référence plus faible.
  • Un jeune conducteur, qui démarre à 1 et subit en parallèle une surprime spécifique, peut voir sa cotisation grimper plus vite en apparence — même si le mécanisme du CRM reste le même pour tous.
  • Un conducteur déjà malusé après plusieurs sinistres peut se rapprocher rapidement du plafond de 3,50, ce qui rend chaque nouveau sinistre responsable particulièrement coûteux.

Si vous accumulez les sinistres responsables, notre article sur les solutions pour limiter la casse après plusieurs sinistres détaille les leviers concrets pour freiner cette spirale.

Que faire si le coefficient affiché vous semble erroné ?

Un coefficient qui vous semble incohérent avec votre historique de conduite n'est pas forcément à accepter sans vérification. La première étape consiste à comparer le coefficient appliqué par votre assureur avec celui indiqué sur votre relevé d'information, document qui retrace vos sinistres et l'historique de votre CRM. En cas de doute sur ce document ou sur son contenu, le plus simple reste d'échanger directement avec votre assureur ou votre courtier, qui pourra vous apporter des précisions adaptées à votre situation.

Comparer son assurance en tenant compte de son coefficient

Le CRM n'est qu'un des facteurs qui déterminent votre prime : le type de formule (au tiers ou tous risques), le véhicule, la zone de circulation et les garanties choisies entrent aussi en jeu. Un coefficient favorable ne garantit pas le même tarif chez tous les assureurs, car chacun applique sa propre grille sur sa propre prime de référence. C'est précisément pour cette raison qu'il est utile de comparer régulièrement les offres, surtout après une évolution de votre coefficient.

Chez Partner Auto, nous accompagnons les automobilistes dans la compréhension de leur contrat et dans la recherche d'une formule adaptée à leur profil, qu'il s'agisse d'une assurance au tiers ou d'une assurance tous risques. Pour en savoir plus sur l'ensemble de nos solutions, consultez notre page dédiée à l'assurance auto.

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Sources

À retenir

  • Le coefficient de réduction-majoration (CRM) démarre à 1,00 et est recalculé à chaque échéance annuelle du contrat.
  • Sans sinistre responsable, il baisse de 5% par an ; avec un sinistre responsable, il augmente de 25% (12,5% en cas de responsabilité partielle).
  • Le coefficient ne peut jamais descendre sous 0,50 (bonus maximal) ni dépasser 3,50 (malus maximal).
  • Sauf convention contraire, le CRM ne s'applique pas aux voitures sans permis, cyclomoteurs, véhicules de collection ni au matériel agricole.
  • Le coefficient suit le conducteur et non le véhicule : il se transfère d'un assureur à l'autre via le relevé d'information.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que le coefficient de réduction-majoration exactement ?
C'est le nom officiel du bonus-malus : un coefficient qui multiplie votre prime de référence, recalculé chaque année selon vos sinistres responsables ou votre absence de sinistre.
Quel est le coefficient de départ pour un nouveau conducteur ?
Le coefficient d'origine est fixé à 1,00, selon la clause type annexée à l'article A121-1 du Code des assurances.
De combien baisse le coefficient chaque année sans sinistre ?
Il baisse de 5% par année d'assurance sans sinistre responsable, jusqu'à un plancher de 0,50.
De combien augmente le coefficient après un accident responsable ?
Il augmente de 25% par sinistre responsable, ou d'environ 12,5% en cas de responsabilité partielle, jusqu'à un plafond de 3,50.
Le coefficient de réduction-majoration s'applique-t-il à toutes les voitures ?
Non. Sauf clause contraire, il ne s'applique pas aux voitures sans permis, cyclomoteurs, motos légères, véhicules de collection ni au matériel agricole ou de travaux publics.
Le coefficient reste-t-il attaché à la voiture en cas de changement de véhicule ?
Non, il est attaché au conducteur. Il vous suit en cas de changement de véhicule ou d'assureur, via le relevé d'information fourni par votre ancien assureur.
Que faire si le coefficient affiché par mon assureur me semble erroné ?
Comparez-le d'abord avec votre relevé d'information, puis échangez avec votre assureur ou votre courtier pour obtenir des précisions adaptées à votre situation.

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